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Mercredi 13 août 2008
par ismael
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Samedi 2 août 2008




A l'attention de plusieurs bloggueurs dont mon humble personne, syd' ( http://obnoxius-fede.blogspot.com/ )a lancé un défi photo dont le principe est de faire des photos à partir d'une série de mot qu'elle a choisit. Le principe étant simple, je me suis en plus astreint à n'en faire que devant l'écran de l'ordinateur, en une heure maximum, avec un téléphone portable et sans retouches ni effets.





bleu sourd (monochrome d'yves klein)




mort plastique (autoportrait)




éthérée (la page blanche)




contorsion (404)




pénétration (l'empire des sens de nagisa oshima)




la voleuse d'ombre (s.)

 


par ismael
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Mardi 29 juillet 2008
















































par ismael
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Lundi 21 juillet 2008
 

في نطاق الدّورة الثالثة للخيمة الصيفيّة  للصورة و الفنون بحمّام غزاز، سيكون لي شرف تقديم مداخلة يوم الخميس 24 جويلية.

عنوان المداخلة : أيّ سينما ؟ ستتمحور حول نقطتين : أيّ سينما نعرض ثمّ أيّ سينما نفعل، اليوم في تونس ؟

يمكننا منذ الآن بدء الحديث هنا



Dans le cadre de la 3ème édition de la Tente Estival de l'Image et l'Expression Artistique à Hammem Ghzez, j'aurai le plaisir de faire une intervention, le jeudi à 17h.

L'intervention aura pour titre : QUEL CINÉMA ? Elle essaiera de développer deux axes : quel cinéma pouvons-nous proposer et quel cinéma pouvons-nous faire, aujourd'hui en Tunisie ?

Nous pouvons commencer d'ors et déjà à en discuter ici...




par ismael
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Vendredi 18 juillet 2008

Espace libre et libertaire d'art et de création, chacun peut venir avec son instrument de musique, son film ou ses textes...

Le programme :


Mercredi 23 juillet : OUVERTURE

- A partir de 10h : accueil des campeurs
- 18h : Spectacle de rue promotionnel dans la ville de Hammem El Ghezaz
- 19h30 : Vernissage de l'exposition des arts de l'image
- 20h : Spectacle de percussion - groupe Amine Nouri

- 21h : Ouverture officielle
Projection de courts métrages tunisiens en présence des réalisateurs :
- "un certain regard" de Khaled Walid Barsaoui
- "quartiers tamtam" de Mohammed Dammak
- "visa" de Brahim Letaief

23h: concert de Badiaa Boujrizi

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Jeudi 24 juillet :

- 10h : ouverture des ateliers ( photographie - costumes - montage - percussion urbaine - film 1')
- 17h : Table ronde (ATPCC)

- 21h : Concert de Nour Harakati
- 22h : Projection : soirée spéciale : Jeunes réalisateurs tunisiens

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Vendredi 25 juillet :

- 10h : Ateliers ( photographie - costumes - montage - percussion urbaine - film 1')
- 17h : Débat autour des films

- 21h : Concert de Jamel Guella
- 22h : Projection : soirée spéciale : FTCA + UNICA
+ carton d'amitié à Mahmoud Ben Mahmoud
- 23h : soirée RAP avec : K.B.B.A Team
N.g family(madou) + Pazaman - MC Coast

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Samedi 26 juillet :

- 10h : Ateliers ( photographie - costumes - montage - percussion urbaine - film 1')
- 17h : Débat autour des films

19h30 : Rencontre avec Film Flamme Marseille ( association de de recherche cinamétographique)

- 21h : Concert du groupe de Slim ABIDA : Bass Night
- 22h : Projection de courts métrages internationaux
- 23h30 : Concert de musique électronique : Chadi - Zooba - Uhette

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Dimanche 27 juillet :

- 10h : Ateliers +expo des travaux de l'atelier photo
- 16h : Débat autour des films
- 18h : Spectacle de rue de clôture des ateliers de costume et percussions

- 21h : Clôture officielle et projection de courts métrages et de documentaires
- 22h20 : Concert Easy Tune
- 23h20 : Concert de musique électronique : Hextradecimal Crew



par ismael
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Jeudi 17 juillet 2008


Je foulerai ta surface de ma langue éperdue. Ta surface poreuse, à la démence du désir. Je foulerai ta surface ancestrale d’une langue en éruption. J’abraserai les vestiges de l’autre de sur ta peau. Sa mémoire. Sa mémoire liquide, je la foulerai aux pieds de la colère, des cris et des combustions impuissantes. Sa mémoire de chair, sur ta chair, j’en ferai une viande pour les chiens. Une viande pour les chiens.

 

Tu es en partage. Je ne t’ai pas fais l’amour quand tu étais enfant. Je ne me suis pas assassiné quand je t’ai vu. Tu es en partage et je te tuerai pour t’être donnée à la mort. Je te tuerai pour la vie qui suinte de chacun de tes pores et la lumière qui coule de tes doigts. Ne dis rien. Tu crieras sous moi comme l’étoile. Le cri du souffle qui te quitte. De la blessure qu’on déchire. De la viande dans la gueule des chiens.

 

Ton corps. Qu’en ferai-je ? Et que feras-tu du mien ? Que serai-je devant cet océan de nerfs, devant ces yeux salins, devant ce sexe comme un vol de goéland ? Que permettras ta défaite, ton ennui, ton absence ? Ton corps comme une pierre qui se dissout. Tu vomiras des sourires, à en perdre haleine. A se noyer dans le rire convulsif d’une faucheuse. Ton corps. Un chemin, vers le noir.

 

Je marcherai sur toi. Pieds nus. Ecorchés par le derme de tes mouvements. En sang coagulé par ta langue rocailleuse. Je marcherai sur les branches de tes cheveux. Et j’écraserai les oiseaux dans l’œuf car je veux être seul à y dormir quand la nuit tombe, sur tes cheveux. J’enfoncerai mes bras dans ton épaisseur, quand j’aurai soif. Et je te mangerai toute nue, toute crue, comme un chien, tu te déchireras, tu te déchiquetteras, jusqu’à ce que ton corps soit le mien.

 

par ismael
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Jeudi 17 juillet 2008



Un embryon dans son ventre. Ne sachant d’elle que la lumière incandescente, du placenta. Faire corps, en elle. S’encorder, au tissu de sa chair. Croître, comme un organe sans nom dans les tréfonds de son être. Ce sera le pays.

 

Je ne sais de toi que l’eau de la mer, le sel qu’elle verse sur la langue, sa noirceur de pierre. Noirceur d’une lumière dans une lumière. Embryon dans ton ventre, je ne sais de toi que les profondeurs.

 

Tu me sécrètes dans ta salive, dans ta sueur. Dans ton sang irrégulier. Quand tu as mal au crâne, c’est moi qui crie dans tes yeux. Quand tu as mal au dos, c’est moi qui scie tes omoplates. Quand tu ne dors pas, c’est moi qui assassine ton rêve. Tu ne sais de moi que ton corps.

 

Ton corps qui est mon pays, mon corps qui est ta terre. Et la masse silencieuse de l’étoile, qui dissémine sa substance aqueuse sur ton ventre-épicentre. Il n’y aura pas d’aube, pas de nuages, pour les territoires mélangés la nuit. Qu’une pluie sourde, qu’une fêlure dans la langue, pour devenir boue.

 

Comme cette vague, ton vagin muera sous l’appel du possible. Tu me cracheras de ton océan de peau. Et je dirai ton nom : exil.

par ismael
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Mercredi 16 juillet 2008





أردتكِ

أردتكِ و الإرادة لم تدرك

هل تعلم الحجارة

أنّ النّجم تاريخها

أنّ السّماء عضو من جسمها

أردتكِ

و الإرادة لكي

كالظّلّ الذي يضنّ

أنّ الوجه شمسه

و الأصابع أمواجه

كالظّلّ الذي يضنّ

أنّه شيء ثاني غير منام الجسد

الإرادة لكي

و الصّباح لكي و المطر الممتدّ

و سيرته عندما كان غيما

يشارك العصفور مادّته

لكي

 

أردتكِ

ليلة

ليلة من ليالي زمن

غير أزمان هته الأشجار

ليلة لا لغة لها و جذور ا

غير جذور هته الأشجار

فالأشجار ليست مجنونة

إلّى في الخريف

عندما تتلفظ عراءً

يلوّن المنزل كلّ مرّة

بحلم مختلف

أردتكِ ليلة الوعد

و ما أدراكِ ما ليلة الوعد

ليلة الوعد أعمى من ألف شمس

ليلة إختصبت حرمة النسيان

أسقطت النّجم على حافة الطّريق

الذّي حمله النّمل إلى مقبرة النّجوم

كالعادة وراء حائط الشّجون

 

أردتكِ عاهرة لم تلد و لم تولد

كنت ُ مثلك عاهرا

عاهر َ عاهرة

عاهركِ الموعود

يا عاهرتي القدس

لا رحم إلا ّرحمك

ثدييك رسل الغيب الرّحيم

صدقت يديك عندما قتلتا الرّضيع

الذي أنجبت في دمك

صدقت يديك عندما قتلتاني تحت لسانك

أحشاؤك أمّي

فمك مسقط رأسي

يا قحبة البحر

أردتكِ قبر الخير

يا قحبة البحر لم تقولي للملح

أن يصمت في أعين الأسى

لم تقولي للماء أن يقف عن السيلان

من جرح الواقع المرّتد

أردتكِ فاحشة

ثورة في تراكم الرّماد

كلمة ممنوعة

يعتريها الفجر سرّا

و الحرّاق مركبا

أردتكِ فاحشة مستحيلة

كموت الموت

 

أردتكِ كلبة بين القبور

من تراب و من نور

كلبة من عراء الصّراخ

و من فناء الرّياح

كلبة تنام بين عضام الظّلام

 

أردتكِ غيما ليدي

يخترقها و تخترقه

دون أن يشكّل الواحد في الآخر

أيّ أثر و كأنّ اللّمس لا يزال غير ممكن

أردتكِ غيما ليدي و نهرا لعيني

تغتسل فيه و تبصر صور موتها

أردت شعرك غطاء

فوق جثث النّيران

التي احترقت داخل

ثنايا جلدي

أردت قبحك قمرا

و غدرك نهرا في جغرافيا

الوهم

أردت أن تبزقي ثم ّ تبزقي ثم ّ تبزقي

حتّى تملئي البئر بزاقا

فأتوضّأ مائك

قبل أن يسيل مائي في بطنك

أردت أن ترضعيني حليبا و عرقا و بولا

أن تشرّحين َ خمر السّراب بلسانك

و تزرعين َ خبز الفساد في عدمي

 

عبرك الصمت

ذات مرّة

عاريا

لم يغسل الشمس

آثاره على سطح وجهك

سالت الماء صامتتا

ذات مرّة من ثدييك

حوّل النور جثّتها إلى عصفور أسود

لم تراه أحلامك

عندما حلّق أوّل مرّة

بين سحاب الحبّ

تلك المرّة التي كانت آخر مرّة

تيقّن العصفور فيها نفسه

و تحليقه

 

أين أنت

 

أين جسدك

اعترى أيّ حدود من جسد الآخر

كوّن أيّ أرض مع مطر الخريف

كان أيّ اندثار في ثنايا التاريخ

 

لغة الرّيح بين أغصان شعرك

كانت لغتي

ضياء النجوم في قرارة عينك

كانت لغتي الثانية

لا بيت لي إلاّ على وجه رحمك

لا أفق سوى بطنك

لا طفل لي إلاّ ذاكرة قبر في ظهرك

 

أين أنت في جغرافية جسدك

تائهة ما بعد النظر

هائمة في سراب الأيدي

نائمة تحت سماء الذّاكرة

ليالي أحشائك الطارئة

أين أنت

 

كم من مرّة

يا عدم الملاك

أصبحت ِ ملح البحر

كم من مرّة

  أحرقت ِ نداء الحجر

ستصبحين مادّة

تتسرّب في جذور المرئيّ

تقتبس الكون ذاتا 

فيستحيل الجواب

فيندثر السؤال


 

...






يتبع





par ismael
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Mercredi 16 juillet 2008




 

...


كم كانت أرضيّة فيكِ

الكلمات

طين من ضوء و وعد

ابتلعت ْ ما لا يتلفّظ

الكلمات التي

كانت فيكِ محروثة

 

كم كانت ملموسة فيك

المستحيلات

شمس يرتعش في بطن أمّه

يجهض و يدفن نفسه في بطن أمّه

تجذّرت و رعت و صارت ظلا ّ

المستحيلات التي

كانت منك نابعة

 

كم ناريّ حولك

الغياب كان

يندلع من شرارة في الرّيح و الظلام

فيحوّل الواقع رماد ْ

و الحلم بقايا الممات ْ

و يتحوّل إلى جحيم يحترق في ذاته

النار الذي

كان حول غيابك

 

كم داكن فيك

البحر كان

كحبر الأسى الأسود

داكن و هائج

و عارم

و نحن في أمواجه كنّ هائمين

و في سنواته ناسين

كم غاضب فيك

البحر كان

 

وعدتِ الجسد

أن يتحطّم في الجسد

أن يسيل و يتبخّر و يتهاطل

وعدتِه دائرة الفناء الدّائم

لكنّ الشّمس اعترت لبطنها سكّين الدّم

و أشعلت في أحشائها نار الظّلام

 

وعدتِ الطّفل

أن تقول ِ له كن من نور

فيكون

من لحم و دم و أرض و ملح

فيكون

من عناقيد عنب و خبز نجوم

و من أغصان اللاّمرئيّ و خمر الشجّون

فيكون

وعدتِ الطفل

أن تنحتيه في جلد ظهرك

أن تبعثيه كما بعثتني في جسدك

ثم تقتليه بيديك

لكنّ الصّمت أغلق أعيننا

و أتاه أصابعنا في أيدينا

و أظلّ الثمار في أشجارنا

و أهام النجوم في غيومنا

 

وعدتِ البحر

أن تغنّي لأمواجه

فينام ليلة وحيدة

ينام في فراش الأفق

ينام و يحلم

يحلم ليلة وحيدة

يحلم عدمه

يحلم ثمّ يموت في منامه

يموت ليلة وحيدة

يموت فيسيل من عينيك

يسيل من جديد

من عينيك و رحمك و كلّ رغيف من بشرتك

يسيل من جديد

ببطء رهيب

قطرة قطرة

إلى الأبد

إلى أبدك

وعدتِ البحر

 

و عدتك

نفسي

لكنّها ليست لي

بل لنفسها

و نفسها ريح في ريح

تتنفّس نفسها بنفسها

تحيا و تموت و لا تدري

ما الحياة من الموت

و لا الحجر من الصّخر

و لا أنا منك و أنت منّي

وعدتك

لنفسي

رغم الغياب و الغيب

 

أردتكِ مرآة اللاّمرئيّ

أردتكِ مرآةً للألم

أردتكِ امرأة

امرأة

عكسي

أردتكِ امرأة

كونا

لأكون إنسانا    

 

أردتكِ

 

لأكون

 







par ismael
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Mercredi 16 juillet 2008

 

القرآن من الشّعر

و إلى الشّعر يعود

مثل

الإنسان الذّي من طين

و إلى الطّين يعود

مثلما هي منّي و إليّ تعود

تجدني طينا أنتظر

منسيّا

على حافة الطّريق

لا تتذكّرني لا تجدني

أصبح حجر الشّمس

أمّا هي فتتوه في الأبد

متسائلة لماذا

 

الشّعر من النذالة

و إلى النذالة يعود

من تلاطم الأجساد

و تهاطل البول

على عطش الجنس

من تمزّق الدّماء

و مغض الجلود

بين أسنان النّساء

الشّعر من الأحشاء

ليس من الأحلام

و إلى عفن الجثة يعود

ليس إلى روح الموسيقى

 

القرآن من النّذالة

و إلى النّذالة يعود

كابن أسطورة عاهرة

مجهول الأب

من بين النّسيان و الرّدم

من بين الغثيان و الهدم

و كلّ اللّيالي اللّواتي

نكحتا رحم الأمّ





par ismael
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Lundi 14 juillet 2008



إلغُربَ ناكِتْنِ

هَزّيتْ روحِكْ و مْشيتْ

و هزّيت مْعاكْ الخُبزْ و الزّيتْ

هزّيت لِمْلمَّ وِلِّ فَمَّ

التُربَ و الزّيتونَ و دَمَّه

 

إلڨايْلَ ناكتْن

هَزّيتْ روحِكْ و مْشيتْ

و خَلّيتني طحّان وْفيتْ

في عْروڨ الشّمسْ خْليتْ

لينْ بْلَعْ ظْلامُ عينِيَّ لِثْنينْ

و سْكِرْ ليلُ وْ رَدْ ما البيرْ

 

الڨمرْ ناكْنِ

و خَرّجْلِ الضّوْ مِنْ فُمِّ

ذَكَّرْنِ فيكْ تُرْڨدْ في دَمِّ

و تْهِزْ عْروڨِ في كلامِكْ

تڨطّعهمْ و تِفْتلهُمْ شَبْكَ لَحْلامِكْ

 

الڨطْرَ ناكتْن

هزّتْنِ و حَطّتْنِ

مِلْ غيمَ لِلْڨِلْتَ

و مِالجّبينْ إلْتحتْ السّاڨينْ

تْفَوّرْت مْعاهَ كي كْلاهَ النّارْ

و خَنْڨِتْنَ الوِحْدَ في ڨاعْ الغارْ

 

العَصْبَ ناكتْن

مِنْ وِذْنِيَّ و عينِيَّ

فَرْغِتْنِ و ڨوْسِتْنَ

و ڨَعْدِتْنِ عْلى كُرْعِيَّ

كَسْرِتْنِ و فَرْكِتْنِ

و عَمْلِتْ بِيَّ قَحْبَ عُرْفِيَّ

 

الكلبْ ناكْنِ و الحاكِمْ ناكْنِ

البْلادْ ناكتْن و الموجَ ناكتْن

البابورْ زفِّرْ و الصْباحْ تْجَمِّرْ

و الحْجرْ كِناكْنِ تْخمّرْ

وانَ طحّان وْفيتْ

في عْروڨ الشّمسْ خْليتْ

نِتْذَكّرْ فيكْ وڨْتِلِ ڨُتْلِ

 

بَرَّ نَيِّكْ

 

 

par ismael
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